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Ménagement du territoire : le top 5 d'avril

  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

3 minutes de lecture - 5 infos et projets - 1 fois par mois

Tous les mois, l’agence Acqua Alta sélectionne et partage avec vous son Top 5 des actualités et des projets qui font progresser le ménagement des territoires.



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#1 La commune de Saint-Loup-Hors propose aux propriétaires fonciers de s’engager dans une ORE pour protéger les prairies naturelles du territoire.


La commune de Saint-Loup-Hors (500 habitants), située en Normandie près de Bayeux, a mis en place dès 2021 de nombreuses actions visant à enrayer la perte de son bocage typique. Un atlas de biodiversité communale a été réalisé via une démarche participative incluant des habitants référents appuyés par des naturalistes. Ensuite, des plantations de haies et des aménagements agro-pastoraux (renforcement des clôtures, amélioration des conditions de vie des éleveurs) ont été assurés. Pour assurer la pérennité de ces dispositions, la commune a installé treize Obligations Réelles Environnementales, ou des conventions de gestion pour les projets les plus modestes. Au total, 200 ha des 500 ha de la commune sont concernés. 


#2 Requalification de la friche de l'ancienne polyclinique du Colombier à Limoges en quartier (logements, activités et commerces de proximité). 


A Limoges, une ancienne polyclinique en friche va céder la place à un quartier mêlant logements, activités et commerces de proximité, dans un objectif de sobriété foncière. Au travers d’une convention de réalisation avec la Ville de Limoges et Limoges Métropole, l’EPFNA (Etablissement Public Foncier de Nouvelle-Aquitaine) se charge d’acquérir le site, de le sécuriser et de le préparer en amont du projet. Pour assurer ce projet de renouvellement urbain, l’EPFNA a pris en main le portage et la gestion foncière, le pilotage d’études techniques et capacitaires et l’accompagnement des collectivités. Le chantier est déjà commencé.



#3 Les communes du Grand Pic Saint-Loup (34), aux portes de Montpellier, se mobilisent pour tenter de mieux maîtriser le phénomène de la division parcellaire dans les zones pavillonnaires. 


Une étude, menée en collaboration entre les services de la communauté de commune du Grand Pic Saint Loup et du CAUE de l’Hérault est venue faire le point sur le potentiel de densification douce des zones pavillonnaires de ce territoire. Ce qui en ressort, c’est un problème de division parcellaire, mitant le territoire et créant des dents creuses difficilement mobilisables. Ce territoire au nord de Montpellier compte 2240 hectares de zones pavillonnaires, marquées par leur faible densité (à peine 6 habitants/hectares). Une simple hausse de la densité à seulement 8 habitants par hectares permettrait de construire 3 500 nouveaux logements, ce qui représente 45 % des objectifs du SCoT actuel. 

Pour ce faire, l’étude promeut deux approches : une première permettant d’identifier les fonciers facilement mobilisables pour densifier, et une approche plus axée sur les outils réglementaires, en invitant les élus à mieux encadrer le phénomène de division parcellaire via leurs PLU et leurs orientations d’aménagement.


#4 Lancement du programme “Bien lotis !” par la DGALN : 


La Direction Générale de l’Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN) a lancé en avril son programme national d’expérimentation “Bien lotis !” à destination des collectivités locales. En partenariat avec de nombreux autres acteurs institutionnels et scientifiques (OFB, ADEME, ANCT, Anah, Cerema, etc.), cette démarche s’inscrit dans le cadre de la feuille de route de la mutation du pavillonnaire du gouvernement, visant à opter pour des stratégies de sobriété foncières dans les zones pavillonnaires. L’objectif est de venir accompagner les collectivités locales dans la transformation opérationnelle, écologique et sociale des quartiers pavillonnaires, en y développant des projets incluant des objectifs de qualité paysagère et architecturale, de production de logements, d’accessibilité et de convivialité des espaces publics, de sobriété foncière, de mobilités actives, d’adaptation aux effets du dérèglement climatique et de reconquête de biodiversité.Une dizaine de projets expérimentaux vont être sélectionnés pour être accompagnés dans cette démarche. Les candidatures sont ouvertes à l’ensemble des communes (avec ou sans leurs EPCI) jusqu’au 30 juin 2026 !


#5 Renaturation d’un cours d’eau canalisé sous l’aéroport de Roissy à Tremblay-en-France.


A Tremblay-en-France, le ru du Sausset est en train d’être renaturé sur 35 ha, à proximité de la zone d’activité Aerolians et de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Il avait été canalisé pour faciliter le remembrement agricole. La conception de la zone d’activité voisine a fait émerger une réflexion sur la gestion des eaux de pluie face au risque d’inondation, via le regain de fonctionnalité du cours d’eau. Le périmètre de la renaturation s’est ensuite étendu jusqu’à proximité de l’aéroport de Roissy. Pensée dès 2015, la renaturation est en cours : on retire à présent le béton encerclant le ru ; elle devrait s’achever en 2027. Elle permettra d’assurer de nombreux services écosystémiques dans un contexte de forte pression urbaine sur les écosystèmes, comme la réduction du risque d’inondation, le support de biodiversité, etc.

 

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